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Louis SOGNOT (1892-1970)

 

Après avoir travaillé chez Krieger, il entre en 1920 à Primavera, l’atelier d’art du Printemps, qu’il dirige avec Mme CHAUCHET-GUILLERE jusqu’en 1930. Très construits, plutôt massifs, revêtus de beaux placages, les meubles qu’il expose à partir de 1923 au Salon d’Autolne et au Salon des Artistes Décorateurs, puis en 1925, dans le pavillon Primavera à l’Exposition des Arts Décoratifs, laissent percevoir l’influence du Cubisme.

Dès 1929, apparaissent, dans l’œuvre de SOGNOT, des meubles en métal et en glace. C’est aussi à cette époque que figure fréquemment, à côté de son nom, celui de Charlotte ALIX. Ensemble, ils s’attachent particulièrement à l’aspect fonctionnel du mobilier mais, fait remarquer un critique de l’époque, ils savent éviter le « style laboratoire » en restant, malgré tout des « décorateurs ».

Seul ou avec Charlotte ALIX, Louis SOGNOT conçoit de nombreux meubles dont la rigueur est souvent atténuée par des courdes. Pour ses placages, il ne cherche pas des essences rares mais il les choisit de belle qualité. Il unit volontiers, et de plus en plus, le métal au bois. Outre le métal, on note aussi l’utilisation croissante du verre, en plaques, en glaces, voire en barres épaisses pour confectionner des piétements, ou encore des bâtonnets parallèles pour des appareils d’éclairage.

En 1930, au premier Salon de l’Union des Artistes Modernes à laquelle ils ont adhéré dès son origine, Louis SOGNOT et charlotte ALIX présentent une salle de conseil d’administration transformable en salle de reception qui, avec ses fauteuils métalliques revêtus de tissus lavables, est considérée comme un des ensembles les plus achevés. Toujours en 1930, ils participent, en compagnie de LE CORBUSIER, de Pierre CHAREAU, de Francis JOURDAIN, et de quelques autres artistes décorateurs, à l’aménagement des bureaux du journal La Semaine à Paris.

De multiples recherches techniques débouchent sur des expériences qui contribuent efficacement à l’évolution du mobilier moderne. Au Salon d’Automne  de 1932, SOGNOT fait figure de précurseur en exposant une salle à manger en « lakarmé », un nouveau matériau plastique, moulé et laqué, qui permet d’obtenir des meubles légers, incombustibles, aux formes les plus inattendues et les plus audacieuses. La même année, au Salon de l’UAM, et toujours avec Charlotte ALIX, il expose une grande table rectangulaire de salle à manger fixée en porte-à-faux contre un mur garni d’un miroir. I y ajoute des sièges en métal tendus de rotin et un étonnant lit en duralumin avec tables de chevet pivotantes en dalles de verre, qu’il vient d’exécuter, avec d’autres meubles, pour le Maharadjah d’Indore. En 1935, il aménage de manière très fonctionnelle le bureau en palissandre et sycomore du premier médecin de bord du paquebot Normandie.

Après des études à l’Ecole de Bernard PALISSY, Louis SOGNOT était devenu professeur de décoration à l’Ecole Boule en 1926. Outre ce qui vient d’être cité, sa production très diverse comprend encore des meubles pour le cabinet du syndic de la ville de Paris, l’agencement intérieur d’un avion de ligne, un mobilier métallique pour une cabine d’officier de marine, une chambre de rotin pour une jeune danseuse, sans compter des décors de théâtre pour Henry Bernstein. Après la guerre, il exposera, à plusieurs reprises, des mobiliers très simples, en menuiserie, destinés à des maisons de campagnes.

 

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